Les livres de Lou : Balthazar et Pépin

Bebe-Balthazar-ecoute-le-silence-caresse-le-chat-4

Depuis que je suis toute petite, j’ai une passion : les livres. C’est pour transmettre ma passion pour la lecture et la littérature que je suis devenue professeur de français. Avant la naissance de Lou, j’avais donc déjà fait quelques belles acquisitions en vue de sa naissance. Notamment une belle édition illustrée des contes d’Andersen, ou encore du Petit Prince. Mais ces livres-là lui sont encore inaccessibles à son âge.

J’avais déjà parlé dans un précédent article des livres sonores. On en a aujourd’hui une dizaine de chez Gründ qu’elle a aimé quand elle était déjà toute petite. Et puis, vers 9-10 mois, elle a commencé à vraiment s’intéresser aux livres illustrés et aux imagiers. Et depuis ce temps-là, les livres sont devenus pour elle son passe-temps préféré. C’est ce qu’on fait le plus dans la journée. Dès qu’elle se lève, la première chose qu’elle fait c’est aller chercher un livre dans sa bibliothèque, venir nous chercher pour qu’on s’installe avec elle dans son coin lecture, et c’est parti pour une heure (ou deux!) de lecture. A ce jour, elle a 42 livres dans sa bibliothèque (et c’est sans doute plus que tous mes élèves de 4ème réunis…) qui sont lus, relus inlassablement, tous les jours.

Les aventures de Balthazar et Pépin :une collection inspirée de la pédagogie Montessori

Balthazar est un personnage bien connu d’une collection de livres qui intègrent la pédagogie de Maria Montessori en appliquant l’un de ses principes fondamentaux : permettre à l’enfant, accompagné par l’adulte, de « faire pour comprendre » et ainsi « l’aider à faire seul ».

1) Balthazar et les couleurs

Balthazar et les couleurs a vraiment fait un carton avec Lou. Il est adressé en principe à des enfants qui ont au moins 36 mois, mais Lou l’a immédiatement adopté dès qu’on lui a offert, à 12 mois environ. Elle le connaît par cœur ( et nous aussi!). Elle adore soulever les rabats, faire s’ouvrir le coquelicot, faire apparaître et disparaître le poisson rouge dans la marre. L’arc-en ciel en pop-up est très joli. Sur chaque double page, une couleur est représentée avec des objets et animaux qui y sont associés. Le texte est court et poétique, avec des rimes pour mieux le retenir. Des cercles de couleurs transparents attachés à la page se superposent pour montrer à l’enfant que les couleurs secondaires sont en fait deux ou trois couleurs qui s’associent entre elles. A la fin, il y a une roue des couleurs qu’on peut tourner et associer à l’animal de la même couleur.

Balthazar couvertureBalthazar popupBalthazar coquelicotbalthazar cercle

Il y a quand même quelques points négatifs :

– Ce livre est fragile : cela explique sans doute la recommandation aux enfants d’au moins trente-six mois. Les plus petits ont vite fait d’arracher les petits rabats et animations. On a eu beaucoup d’accidents avec Lou malgré notre vigilance. Du coup, il y a des points de colle et du scotch quasiment sur toutes les pages…

– A la fin du livre, le « marron » n’est pas vraiment marron ! Et ça c’est quand même très ennuyeux pour un bouquin qui prétend apprendre aux enfants à reconnaître les couleurs. On a beau le regarder sous différentes lumières et sous tous les angles, les trois petits ronds superposés ne font vraiment pas du marron… Je ne sais pas si c’est un problème récurrent dans toute la série de ce livre ou si c’est juste une erreur sur le nôtre…

2) L’abécédaire à toucher de Balthazar

Je lui ai acheté cet abécédaire en me disant qu’elle était encore sans doute trop jeune mais qu’elle l’apprécierait peut-être plus tard. Et finalement, elle l’aime déjà beaucoup et on le fait au moins une fois tous les jours depuis trois mois. Chaque double-page correspond à une lettre. A gauche, une illustration avec deux mots qui commencent par la même lettre. A droite, la lettre écrite en majuscule en relief, l’enfant peut la toucher. Les illustrations sont plutôt drôles et poétiques : le « dragon dodu », le « zizi du zèbre ». Comme on s’est vite lassés de répéter les mots qui correspondent aux illustrations, on lui en dit de nouveaux à chaque fois. On trouve un thème général, comme les noms d’animaux ou de végétaux, et ça devient un défi et un jeu pour mon mari et moi de trouver un nom d’animal pour chaque lettre de l’alphabet. Elle touche toujours la lettre avec son doigt et regarde les illustrations. Elle commence à bien comprendre qu’il s’agit d’un alphabet et que chaque lettre correspond à un son puisqu’à la lettre « A » elle répète après nous plusieurs fois le « aaaah », le « Euuuh » et le « Ooooh » tout en touchant la lettre.

abécédaireeucalyptus

Un point négatif : bien que j’apprécie le côté étonnant des mots et images qui accompagnent les lettres, je trouve peut-être un peu dommage, à la réflexion, de les choisir parfois si farfelues. Est-ce qu’un enfant est capable de reconnaître un poisson si celui-ci est représenté avec des pattes alors que qu’un poisson justement n’a pas de pattes ? Comment lui expliquer qu’il s’agit bien d’une vache, même si celle-ci est « volante » et que normalement les vaches ne volent pas ? Je me demande si cela n’ajoute pas une difficulté à l’enfant au lieu de l’aider. Je pense qu’il serait plus facile pour lui de trouver le nom d’un animal s’il peut le reconnaître immédiatement sans se poser de questions. Je m’interroge donc sur l’efficacité de ce parti pris d’un point de vue pédagogique. J’apprécie cependant le fait que cela stimule l’imagination de l’enfant.

3) Bébé Balthazar : Caresse le chat

Ce livre-là m’a vraiment déçue. D’abord, il est tout petit. Il ne contient que quelques pages, quelques mots et de petites illustrations. Il y a deux pages avec des matières à toucher : le chat et le hérisson. Comme les livres précédents, il a un côté ludique. Balthazar caresse le chat, et propose à l’enfant de caresser le chat à son tour. Même chose pour le hérisson. On nous dit qu’il pique, sauf que la matière à toucher n’est pas bien faite, elle est un peu râpeuse, mais ne pique pas.

caresse le chatcaresse

On a vite fait le tour de ce livre. Lou aime faire un bisou à Pépin, et caresser le chat d’autant plus qu’il est tout gris et ressemble beaucoup au nôtre (qui dans la vraie vie aimerait bien n’avoir que des caresses, le reste du temps elle lui court après pour lui attraper la queue ^^). C’est mignon ce livre. Mais en une minute, on a fini. C’est bien dommage. Je ne comprends pas le succès de ce livre et les nombreux avis positifs que j’ai pu lire ici et là.

Je vous retrouve dans un prochain article pour vous présenter d’autres livres. Bonne lecture à tous les parents et tout-petits du monde. A bientôt !

Simone de Bavoir

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s